17 novembre 2014

gloire à nos illustres nazis !

j'ai évoqué sa figure dans les dernières pages de La ligne des glaces : Herberts Cukurs (prononcer Tsoukours, un joli nom de famille qui veut dire "sucre"), "le bourreau de Riga", revient faire parler de lui en Lettonie... et cette fois-ci par le biais, oui, d'une comédie musicale.... Il aura eu le droit à des timbres postaux à son effigie en 2004, à une exposition le disculpant de ses crimes en 2005, voici le film tant attendu, dont le projet était déjà évoqué il y a neuf ans lorsque je traînais mes guêtres dans ces pays perdus que... [Lire la suite]
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13 août 2014

le rebelle, le réac et l'homme révolté : comment faire danser la réalité ?

  Je me fais la guerre et je me détruirai ou je renaîtrai, c’est tout, Albert Camus, note de mai 1959 Et ta blessure, où est-elle ? Je me demande où réside, où se cache la blessure secrète où tout homme court se réfugier si l’on attente à son orgueil, quand on le blesse ? Cette blessure – qui devient ainsi le for intérieur –, c’est elle qu’il va gonfler, emplir. Tout homme sait la rejoindre, au point de devenir cette blessure elle-même, une sorte de cœur secret et douloureux, Jean Genet, Le funambule. D’une... [Lire la suite]
09 août 2014

rebel without a cause

Qu’est-ce qu’un rebelle ?   On pourrait attendre d’un rebelle qu’il prenne toujours à contre-pied la société dans laquelle il lui est donné de vivre et qu’il paie le prix de son audace par une mise en quarantaine. Mais le rebelle à l’ère de la médiocratie n’aime pas l’ombre et fuit le silence ; chaque semaine qui s’écoule sans qu’on parle de lui l’effraie ; il a peur qu’on l’oublie déjà comme un effet de mode passager, comme une tocade printanière dont se piquaient les Madame Verdurin du moment. Un rebelle... [Lire la suite]
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26 mai 2014

nous la referons l'Europe, nous la referons du dehors, puisqu'elle pourrit en son cœur, puisqu'elle pourrit à l'intérieur

  quand tu viens de là (à gauche) et que tu arrives ici (à droite) tu te dis que tu as fait un grand pas vers la vie mais peut-être pas ton pays. à dix-sept ans j'ai quitté le bled crotté de mon enfance (à gauche) et décidé de ne plus jamais y remettre les pieds parce qu'un électeur sur 4 votait Le Pen, se déclarait mon ennemi et voulait ma mort aujourd'hui j'ai trente-trois ans, je vis en banlieue parisienne (à droite) où je respire un peu mieux, où le fond de l'air est moins brun mais c'est la France entière qui s'est... [Lire la suite]
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16 mai 2014

le fascisme n'est pas un vulgaire paganisme !

Le fascisme est avant tout une incapacité à percevoir la poésie dans la dure et lourde prose quotidienne, c'est la recherche d'une fausse poésie, emphatique et excitée. Claudio Magris Effrayé à l'idée d'un Levi-Strauss ouvrant par hasard le dernier philo mag et tombant sur le schématisme idiot d'un tableau vite fait mal fait qui tend à nous faire croire que la particularité de la pensée fasciste est de s'articuler autour de la vénération de 4 grands totems, terre, peuple, vie & mythes alors que toutes les sociétés humaines... [Lire la suite]
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16 janvier 2014

le produit et le métier des autres

Je ne comprends pas l’étonnement ou l’indignation de certains lorsqu’ils découvrent que Collodi, Balzac et Dostoïevski écrivaient pour gagner de l’argent, pour payer leurs dettes de jeu ou pour renflouer des entreprises commerciales déficitaires. Comme toute autre activité utile, écrire mérite salaire. Mais écrire à seule fin de lucre me semble dangereux, car cela mène presque toujours à une manière facile, trop soumise au goût du grand public et à la mode du moment », Primo Levi, Le métier des autres, trad. Martine... [Lire la suite]
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11 janvier 2014

non, on ne va pas se marrer - réponse à Pierre Jourde

Il faut partir, Elias, fuir cette parodie. Trouver une autre voie : ni la nostalgie, ni le rire. Car nous ne sommes pas des sages nous cherchons, au-delà du rire, de l'oubli et de la trahison, un sens. Camille de Toledo, Oublier trahir puis disparaître, 2014.     pour lire l'article de Pierre Jourde : http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/01/08/protegeons-nos-antisemites-518657.html   Bonjour Pierre Jourde,   bravo pour votre chronique qui démontre encore une fois votre talent... [Lire la suite]
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15 août 2013

ils étaient les couleurs de Saint-Denis

    Habitant de la cité chaque jour plus architecturée, plus oppressive, l’homme s’appauvrit de ne pouvoir puiser à d’autres réservoirs que ceux de sa prison bétonnée, macadamisée, électrifiée, robotisée. Nous nous acheminons de la sorte vers la sphère angoissielle et délétère des zoos humains   Louis Calaferte, Droit de cité   Ils étaient les couleurs de Saint-Denis, ils étaient la mélopée du canal, nous les avons expulsés, on ne m’aura pas laissé le temps de trouver les bonnes nuances, Au printemps,... [Lire la suite]
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