25 juillet 2015

Penser l’impossible : l’utopie binationale selon Judith Butler

"L'impossible est-il lointain ? A portée d'une génération" Mahmoud Darwich   Il y a des livres qui recèlent un pouvoir thaumaturgique : dès les premières pages, vous sentez identifié le mal qui vous hantait depuis si longtemps ; au fur et à mesure de la lecture, vous avez l’impression de plonger dans vos propres pensées informulées, informulables, car vous manquiez de l’appareil théorique indispensable pour examiner avec autant de perspicacité, de subtilité, vos plaies mentales ; vous vous enfoncez dans la... [Lire la suite]

13 mai 2014

la lignes des glaces en Atopia

  À moins de recopier mot à mot le Oui ou le Gel ou L’Origine de Thomas Bernhard, à moins de procéder comme Pierre Ménard a procédé avec Cervantès et à moins de liquider au bout du compte mes quelques ridicules résidus d’individualité, ma bonne conscience, mes velléités d’originalité […] je ne serais pas en mesure de dupliquer les termes exacts de Thomas Bernhard…   Oliver Rohe, Défaut d’origine, Allia, 2003.   Comme Éric Bonnargent accueille si chaleureusement la Ligne des glaces en Atopia dans son... [Lire la suite]
02 mai 2014

retour de Kiev 2

Là, nous étant libérés des grandes personnes, nous allions établir notre place forte, proclamer une république des jeunes. Là, nous allions promulguer des lois nouvelles, une nouvelle hiérarchie de critères et de valeurs, mener une vie placée sous le signe de la poésie et de l’aventure, des éblouissements et des étonnements continuels. Bruno Schulz, « La République des rêves » in Les boutiques de cannelles, trad. Thérèse Douchy.   Mercredi 23 avril. Ciel bleu pâle, chaleur estivale, soleil éblouissant. On se croirait... [Lire la suite]
29 juin 2010

kaddish pour une Europe de la mémoire/utopie pour une Europe de la traduction

Il y a des livres qui sont un choc, une révélation, des livres qu’on attendait depuis longtemps, des livres qui réveillent en vous les mots qui sommeillaient, des livres qui ouvrent un horizon, dessinent de nouveaux contours, percent la brèche, donnent à voir, à penser – des livres qu’on lit dans la rue, en sortant de chez son libraire, comme on lisait autrefois le journal au lendemain d’une catastrophe, en marchant à grands pas, tête baissée, pris de vertige, au point de bousculer les vieilles dames sur son passage et de se faire... [Lire la suite]