15 août 2013

ils étaient les couleurs de Saint-Denis

    Habitant de la cité chaque jour plus architecturée, plus oppressive, l’homme s’appauvrit de ne pouvoir puiser à d’autres réservoirs que ceux de sa prison bétonnée, macadamisée, électrifiée, robotisée. Nous nous acheminons de la sorte vers la sphère angoissielle et délétère des zoos humains   Louis Calaferte, Droit de cité   Ils étaient les couleurs de Saint-Denis, ils étaient la mélopée du canal, nous les avons expulsés, on ne m’aura pas laissé le temps de trouver les bonnes nuances, Au printemps,... [Lire la suite]
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01 août 2013

l'aventure mémorielle : davantage qu'une recension, une petite thèse signée Jean-Paul Vialard à propos de mon Kaddish

pour lire l'article en entier et dans son contexte : http://www.blanc-seing.net/article-l-aventure-memorielle-119330185.html "Comment dire l'Autre, celui par lequel vous êtes et qui n'est plus ? Douleur, toujours, à évoquer les proches, surtout lorsqu'ils ne sont qu'une longue ligne de fuite à l'horizon. Comment parler du Grand-père disparu qu'on ne connaît que par quelques récits de sa Veuve, simple souvenir dans le lointain du temps ? Comment parler sans se fourvoyer, sans tomber dans la narration... [Lire la suite]
31 juillet 2013

L’usage du Nord - à propos de Voyage vers le nord de Karel Čapek

  Quand l’un de nous se met à faire tout de travers, on dit qu’il a « perdu le Nord ». Nous avons tous un Nord dans la tête, qu’il n’est pas bon de laisser perdre. Tantôt il hiberne, tantôt il revient nous souffler son haleine glaciale. […] Cette province bleue de l’imaginaire a toujours engendré les hypothèses les plus folles » Nicolas Bouvier   Qui n’a pas rêvé un jour de retrouver le Nord perdu ? Lire Voyage vers le nord, de Karel Čapek, dans la magnifique traduction de Benoît Meunier, c’est... [Lire la suite]
30 juillet 2013

un très bel article de Sylvie Legendre-Torcolacci sur encres vagabondes

http://www.encres-vagabondes.com/ Le kaddish, la prière des morts. Dans les silences de cette nuit de 1957, l'année où Camus se vit décerner le Prix Nobel de Littérature, deux voix se répondent, s'interpellent, deux hommes dialoguent, réunis dans la filiation et la fiction, deux hommes que tout oppose et qui se recherchent. Ce sont en réalité deux personnes de deux générations qui se parlent, dans un dialogue profond et émouvant : Albert Camus, orphelin, brillant, torturé et le grand-père de l'auteur, matelot, qu'il ne connut pas et... [Lire la suite]
30 juillet 2013

un très bel article de Marianne Loing sur Sens critique

http://www.senscritique.com/livre/Kaddish_pour_un_orphelin_celebre_et_un_matelot_inconnu/critique/24446080#_=_ Critique de Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu Par MarianneL Emmanuel Ruben part avec sa seule plume à la recherche de son grand-père, juif pied-noir, matelot inconnu, homme parti trop tôt d’un seul coup de feu – PAN, à bout portant – et qui fit de lui un étranger à jamais. Malgré l’absence de traces de la vie de cet homme, Emmanuel Ruben refuse la fiction ; il ne veut pas inventer la vie de son... [Lire la suite]
07 juillet 2013

un très bel article signé Virgine Mailles Viard dans le Matricule des anges de l'été (n°145)

"Sa poésie, ses circonvolutions, sa façon d'attirer dans l'espace que laissent les mots toutes les âmes disparues, font de ce récit sur la quête des origines une prière envoûtante"

16 juin 2013

ce qu'on peut lire sur le blog du grand Lionel-Edouard Martin

http://lionel-edouard-martin.net/2013/06/16/la-forme-a-loeuvre-a-propos-de-kaddish-pour-un-orphelin-celebre-et-un-matelot-inconnu-demmanuel-ruben-aux-editions-du-sonneur/ La forme à l’oeuvre Comment vivre avec la mort d’un proche que l’on n’a pas connu, dont personne ne vous parle, mais qui vous hante, et qui résume en son être et en son trépas la part la plus cruelle de l’histoire de la première moitié du XXe siècle, entre pogroms de Juifs, Shoah – quand on est soi-même juif, même agnostique –, et décolonisation,... [Lire la suite]
09 juin 2013

Léda & le cygne 3. Souvenir des Pays baltes

encre de chine & aquarelle au couteau sur papier & écorce de bouleau souvenir de Suède et des Pays baltes "...Or, là précisément où elle adhère au tronc [...] les latins ont inventé un second mot qui donne l'autre face, exactement, du premier : c'est le mot liber, qui désigne la partie d'écorce qui sert plus facilement que le cortex lui-même de matériau pour l'écriture...", Georges Didi-Huberman, Écorces, Minuit, 2011, p. 71.    
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09 juin 2013

léda & le cygne 2

encre de chine & aquarelle au couteau sur papier & écorce de bouleau souvenir des rives du Rhône "Le latin classique a produit une distinction précieuse : il n'y a pas une mais deux écorces. Il y a d'abord l'épiderme ou cortex [...] L'origine indo-européenne de ce mot - que l'on retrouve dans les vocables sanscrits krtih et krttih - dénote à la fois la peau et le couteau qui la blesse ou la prélève." Georges Didi-Huberman, Écorces, Minuit, 2011, p. 70-71.  
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09 juin 2013

Léda & le cygne 1. Souvenir des Carpates

souvenir des Carpates ukrainiennes ; hommage à Paradjanov encre de chine & aquarelle au couteau sur papier & écorce de bouleau "L'écorce n'est pas moins vraie que le tronc. C'est même par l'écorce que l'arbre, si j'ose dire, s'exprime. En tout cas se présente à nous. Apparaît d'apparition et pas seulement d'apparence. L'écorce est irrégulière, discontinue, accidentée. Ici elle tient à l'arbre, là elle se défait et tombe entre nos mains. Elle est l'impureté qui vient des choses mêmes." Georges Didi-Huberman, Écorces, Minuit,... [Lire la suite]
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