20 octobre 2013

atlas vital - à propos de Cyclone de Frédéric-Yves Jeannet

  Je porte dans mon coeur comme dans un coffre impossible à fermer tant il est plein tous les lieux que j'ai hantés, tous les ports où j'ai abordé, tous les paysages que j'ai vus par des fenêtres ou des hublots, ou des dunettes, en rêvant, et tout cela, qui n'est pas peu, est infime au regard de mon désir. Pessoa, Passage des heures, trad. Armand Guibert.     Voici déjà trois ans que ce livre noir – car telle est sa couleur dans la deuxième édition parue en 2010 chez Argol – est devenu pour moi un livre de... [Lire la suite]

29 septembre 2013

sur le webzine Zone Critique, un article en demi-teinte intitulé "Pourquoi donc Albert Camus ?"

  pour lire l'article en entier et dans son contexte : http://zone-critique.com/2013/09/29/kaddish-pour-un-orphelin-celebre-et-un-matelot-inconnu/ Retour aujourd’hui sur le joli roman d’Emmanuel Ruben, Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu qui met en scène  Albert Camus et le grand père du narrateur. Mais pourquoi, justement, Albert Camus ? "L’ « orphelin célèbre » et le « matelot inconnu » meurent tous deux en 1957. Albert Camus dans un accident de... [Lire la suite]
20 septembre 2013

de l'arbre au cristal en passant par le labyrinthe

                      article paru le 19 septembre 2013 dans la revue en ligne Sens Public  http://www.sens-public.org/spip.php?article1042   extrait   [...]   Si Stendhal avait eu recours au daguerréotype, La Vie de Henry Brulard – écrite en 1835, l’année même de l’invention du procédé – serait probablement parsemée de clichés photographiques. Si W.G. Sebald avait vécu à l’époque de Stendhal, s’il avait eu comme... [Lire la suite]
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12 septembre 2013

sur l'Anagnoste, un article qui va droit au but, sous la plume d'Eric Bonnargent

  Jean-Pierre Raynaud, France (2005) pour lire l'article en entier et dans son contexte : http://anagnoste.blogspot.fr/2013/09/emmanuel-ruben-kaddish-pour-un-orphelin.html   Sisyphe en Algérie   « Comment ? C’est ainsi que tu es trop tôt parti ! PAN, à bout portant. D’un seul coup de feu. Qui ne m’aura pas laissé le temps de te connaître. Mais qui résonne encore – PAN, à bout portant – dans la nuit. J’ignore s’il m’est permis de te tutoyer ; je pourrais ne pas m’adresser... [Lire la suite]
07 septembre 2013

largo portugal 2 - douro indigo

  C’était dans la vieille maison tranquille au bord du fleuve… Pessoa (trad. D. Touati)   Selon le mot fameux de Miguel Torga « l’universel, c’est le local moins les murs », Eh bien le voici le bled universel : car ici, justement, où les villages se font rares, les seuls murs sont des murets – petits murets de pierre sèche érigés non tant pour marquer ou délimiter le territoire que pour le consolider, le soutenir, éviter que tout ne s’effrite, que l’érosion ne défigure le paysage, que la pluie... [Lire la suite]
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06 septembre 2013

à l'origine du livre, une image : le tondo dit des deux frères, conservé au musée du Caire

    Sur un panneau circulaire sont représentés côte à côte deux jeunes hommes flanqués des effigies en camaïeu de divinités gréco-égyptiennes. Ces deux frères ne se ressemblent guère. Celui de gauche a le teint pâle et le visage assez rond, avec quelque chose de féminin dans les traits, le regard d'une grande douceur ; ses cheveux frisotent légèrement, ses yeux sont d'un brun clair ; pour faire vite, il a l'air européen. Celui de droite a les cheveux crépus, le teint mat, les yeux noirs ; les lèvres sont épaisses, les... [Lire la suite]
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31 août 2013

largo portugal 1 - porto tango

  Ah, qui sait, qui sait Si je ne suis point déjà parti, autrefois, avant moi-même, D’un quai ; si je n’ai point déjà quitté, navire au soleil Oblique de l’aurore, Une autre espèce de port ? Pessoa (trad. D. Touati)   Première impression, dans le tramway flambant neuf qui nous ramène de l’aéroport et se traîne lentement vers l’est, en direction du stade de foot : celle d’un finisterre oublié, où les cochons broutent des pneus de bagnole, où les poules picorent des pots d’échappements rouillés Puis,... [Lire la suite]
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31 août 2013

les cyclistes n'aiment pas les pavés, c'est bien connu

  à l'heure de la rentrée littéraire, quand on a le choix entre tant de pavés sur les étals de nos libraires, afin de passer l'hiver bien au chaud dans notre petit enfer du Nord, on ne saurait trop conseiller de voyager léger,  voici donc un petit livre qui se glisse dans la poche arrière d'un maillot cycliste taille S et qui ne s'imprègne même pas de la sueur - j'en ai fait l'expérience, croyez-moi, ce n'était pas sur Paris-Roubaix mais sur Paris-Herblay, l'aller dans un transilien de la ligne H car j'emmenais mon vélo... [Lire la suite]
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30 août 2013

sur remue.net, un précieux article signé Jacques Josse

pour lire l'article dans son contexte : http://remue.net/spip.php?article6153       "C’est à travers une longue lettre sinueuse, adressée à un grand-père qu’il n’a pas connu, que le narrateur qui s’exprime ici souhaite poser les jalons d’une histoire familiale qui lui échappe en partie. Pour cela, il lui faut remonter aux sources, se rappeler les rares confidences de la grand-mère et tenter de remettre en ordre les pièces d’un puzzle qui a volé en éclats par temps de guerre, en l’occurrence celle... [Lire la suite]
22 août 2013

léda & les cygnes

aquarelle, encre de chine, couteau sur papier & écorce de bouleau, d'après Swan de Luc Petton, création pour 6 danseuses et 6 cygnes Le Guetteur - Luc Petton & Cie _ SWAN
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