12 mars 2014

l’Histoire queue par-dessus tête

C’est une histoire qui pourrait paraître sans queue ni tête et pourtant c’est une histoire où il est dit que la queue risque plus gros que la tête… Que la queue peut nous trahir quand la tête ne suffit pas à nous sauver… Que ce que d’autres appellent une identité ou une appartenance (pour ma part je préfère le mot de provenance) n’est pas lisible dans la foule des visages – comme croit nous le prouver le sinistre abus du délit de faciès qui sévit encore ici ou là – mais n’est la plupart du temps qu’une ligne de (mal)chance, une... [Lire la suite]

01 mars 2014

la ligne des glaces

   à paraître le 2 avril 2014 aux éditions Rivages 4e de couv : Un jeune diplomate en herbe, Samuel Vidouble, est envoyé dans un mystérieux pays de la Baltique orientale, dont il ignore tout. Dès son arrivée à l’ambassade de France, on lui confie la tâche de le cartographier en vue de proposer une délimitation de ses frontières maritimes. Au fil des voyages, des trouvailles, des rencontres et des déconvenues – guidé par Lothar Kalters, un ami linguiste, et par Néva,... [Lire la suite]
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27 février 2014

réécrire l'Europe

  Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres tous les contresens qu’on fait sont beaux. Marcel Proust   Un jour ma nièce de cinq ans s’est assise à mon bureau, et s’est mise à tapoter sur mon clavier au hasard. Des mots bizarres s’affichaient sur l’écran, sans queue ni tête. Comme je lui demandais ce qu’elle écrivait, elle m’a répondu : « c’est une langue... [Lire la suite]
26 février 2014

notre choukri ?

  Qu’on sache donc que les faits furent ce que je les dis, mais l’interprétation que j’en tire, c’est ce que je suis – devenu. Jean Genet Ce que j’écris fut-il vrai ? Faux ? Seul ce livre d’amour  sera réel. Les faits qui lui servent de prétexte ? Je dois en être le dépositaire. Ce n’est pas eux que je restitue. Id. L’idée d’une œuvre littéraire me ferait hausser les épaules. Cependant si j’examine ce que j’écrivis j’y distingue aujourd’hui, patiemment poursuivie, une volonté de réhabilitation des... [Lire la suite]
21 février 2014

mon ukraine

    Nous allons étonner les gouvernements européens en leur apprenant une chose, c'est que les crimes sont des crimes, c'est qu'il n'est pas plus permis à un gouvernement qu'à un individu d'être assassin, c'est que l'Europe est solidaire, c'est que tout ce qui fait en Europe est fait par l'Europe, c'est que s'il existe un gouvernement bête fauve, il doit être traité en bête fauve... Victor Hugo Être européen ne consiste pas à nous fondre dans l’Europe, mais au contraire à devenir un de ses éléments, une partie... [Lire la suite]
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10 février 2014

sur Sens Public, une lecture complice et attentive, par l'ami Christophe Premat

  pour lire l'article dans son contexte : http://sens-public.org/spip.php?article1058   Imaginer le passé entre les lignes d’Albert Camus Lecture de "Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu" d’Emmanuel Ruben (éditions du Sonneur, 2014) par Christophe Premat   "On aurait pu penser à un exercice de style : réécrire une époque en empruntant la plume d'Albert Camus et en lui confiant un narrateur. On cale le récit sur un monument littéraire et on refigure le passé1 en lui donnant une... [Lire la suite]
19 janvier 2014

les racines ont des crocs - Léda & le cygne 4

aquarelle, encre de chine, couteau sur papier & écorce de bouleau, d'après Swan de Luc Petton, création pour 6 danseuses et 6 cygnes  
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18 janvier 2014

apsaras

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16 janvier 2014

le produit et le métier des autres

Je ne comprends pas l’étonnement ou l’indignation de certains lorsqu’ils découvrent que Collodi, Balzac et Dostoïevski écrivaient pour gagner de l’argent, pour payer leurs dettes de jeu ou pour renflouer des entreprises commerciales déficitaires. Comme toute autre activité utile, écrire mérite salaire. Mais écrire à seule fin de lucre me semble dangereux, car cela mène presque toujours à une manière facile, trop soumise au goût du grand public et à la mode du moment », Primo Levi, Le métier des autres, trad. Martine... [Lire la suite]
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